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Unité 05 (à venir) : Les paroles, c’est toi qui les écris

Ton projet gagne ses propres mots : tu les écris à la main et la machine ne fait que ce que tu ne sais pas faire. Les mêmes mots, sous deux formes.

  • Semaine 6
  • II · Voix
  • chanson (ou les mots de ton projet)
  • Créer de la valeur nouvelle

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L’Unité entière, lue à voix haute.

Comment elle va se dérouler
et encore une fois : le second essai Anticiper Agir Réfléchir
  1. AnticiperTu écris l’instruction à la main, et ce que tu penses qu’il va en sortir, avant de toucher un appareil.
  2. AgirL’instruction est lancée sur le compte et l’appareil du·de la Facilitateur·rice d’apprentissage, projetée pour la classe, et la pièce sort.
  3. RéfléchirOn la confronte aux critères de l’Unité : est-ce que ce qu’on avait anticipé est sorti ? Est-ce l’instruction qui s’est améliorée, ou la question ?

Les trois phases s’alignent sur le cycle Anticipation–Action–Réflexion proposé par l’OCDE, qu’elle présente elle-même comme une orientation générale, pas comme une méthode éprouvée.

Unité 05 · Les paroles, c’est toi qui les écris

Semaine 6 du programme · 45 minutes · 10e et 11e année · chaque projet, seul ou en groupe.

Ce que tu vas faire

Ton projet gagne tes mots, le premier ingrédient de sa version de novembre. Tu les écris à la main —ou tu les dictes— à partir de ta liste de détails : les paroles d’une chanson, le script d’un audio ou d’une vidéo, le texte du premier écran de ton appli, le règlement de ton jeu, la narration de ton histoire. La machine ne fait que ce que tu ne sais pas faire : le rythme, les instruments, la production, la forme. Jamais les mots.

Et les mêmes mots, sous deux formes. Si ton projet est une chanson, deux genres : bachata ou dembow ? merengue ou ballade ? Sinon, deux formes que ton projet pourrait prendre : dits sur une instru ou lus à sec, en écran ou en audio, en règlement ou en récit.

Ton projet ne sait pas encore ce qu’il va dire ? Alors tu écris la chanson de ton projet : huit lignes qui racontent ce que c’est, pour qui et pourquoi.

Et aujourd’hui, ton projet a sa maison : un dépôt sur GitHub, dans l’organisation du programme, privé et au nom de ton projet, jamais au nom d’une personne. Son premier commit, ce sont tes mots, avec un message que tu écris toi-même. Son README dit ce que c’est, pour qui, le partage et les crédits. Et tu confirmes ou tu corriges la décision d’outils prise la semaine dernière.

Pourquoi ça vaut le coup

Une machine peut écrire mille textes sur « un quartier » ou « une appli ». Aucun ne sait ce que toi tu sais du tien. Aujourd’hui, la partie qui compte, c’est celle que tu apportes.

Comment se déroule la séance

  • Anticiper. Tu te rappelles ce que dit l’accord. Tu écoutes comment un jingle quelconque est devenu un merengue qui ne pouvait venir que d’ici, et où l’outil a échoué.
  • Agir. Les mots, à la main. Ensuite, avant de générer quoi que ce soit : le budget de la séance au tableau et la vérification à voix haute que tes mots ne nomment personne. Deux essais avec les mêmes mots. Un projet les chante ou les dit avec des claquements de mains et des coups sur la table : ça compte aussi.
  • Réfléchir. Une phrase par projet avec C1, C2 ou C3. Quelle forme sert tes mots ? « Qu’est-ce que l’IA a décidé ici qu’une personne aurait dû décider ? » Et sur ta fiche : le partage, les crédits et quel métier aurait fait la production.
  • Agir encore : le dépôt. Tu vois comment on fait avec un projet, à l’écran. Tu écris sur papier le message de ton premier commit et les quatre lignes du README. Avant d’envoyer quoi que ce soit, tu vérifies à voix haute qu’il n’y a ni clé, ni mot de passe, ni donnée personnelle, ni voix, ni matériel d’autrui sans licence. Le commit se fait à tour de rôle, table par table.
  • Sans écrans. Pendant que tu écris tes mots et que tu remplis la carte, personne n’utilise de téléphone, d’ordinateur ni d’IA. C’est là que tu décides, avant de toucher le moindre appareil, ce que tu demanderas à la machine et sous quelles deux formes, ce que tu penses qu’il en sortira et combien de générations tiennent dans le budget.

Les critères, en questions

  • C1. Reconnaît-on de quoi parle ton projet et pour qui il est, sans le nommer dans le titre ?
  • C2. Utilise-t-il au moins deux détails de ta liste ? (11e : y a-t-il une raison dans tes mots ?)
  • C3. Les mots sont-ils à toi, mot pour mot, ou la machine t’en a-t-elle changé un ?

Ce que tu décides

  • Budget : au maximum deux générations par projet qui génère de la musique, une par forme. Si la deuxième forme peut s’essayer dite ou lue, on ne génère pas.
  • Partage : les mots sont toujours à toi ; quelle forme on garde, c’est toi qui le décides.
  • Crédits : les mots de qui, la production de quel outil, de quelle œuvre ou de quel style tu es parti.
  • Le message de chaque commit : c’est toi qui l’écris, jamais la machine. L’historique du dépôt montre qui a décidé quoi ; dans un groupe, chacun·e signe ce qui est à lui ou à elle.
  • Si ton projet n’a pas de partie numérique (une pièce chantée, quelque chose sur papier) : le dépôt garde quand même tes mots et ton README. Si ton équipe décide de ne pas en avoir, le README s’écrit sur papier, dans le dossier, et la décision est notée. Tu ne perds rien.

Si ton projet est sans IA

Tu fais la même consigne en entier : tes mots, sous deux formes, avec la technique que tu as choisie la semaine dernière —un instrument ou une base jouée dans la salle, les mains et la table, un éditeur audio sans IA, lus à plat, en écran dessiné ou en règlement. Au lieu de générations, ton budget de matériel et de temps. Tu passes à l’écoute au même tour que ta table, avec les mêmes critères. Ta répartition dit ce qu’a fait ta technique, ce que tu as fait et ce que tu as décidé. Et ton projet a aussi sa maison : un dépôt, ou son dossier si ton équipe le décide. À l’écoute, la question pour toi est : qu’est-ce que tu as décidé, toi, et pourquoi ?

Pour t’inspirer

Attention

Tes mots ne nomment personne, ni le lycée, ni aucune adresse. Ta voix n’est envoyée à aucun outil. Dans le dépôt, jamais rien de secret : ni clés, ni mots de passe, ni données personnelles, ni voix enregistrées. Il est privé ; le rendre public, c’est publier une pièce, et ça demande l’autorisation écrite de ta famille et ton accord. Tu te connectes avec ton propre compte seulement si les conditions du service admettent ton âge et si ta famille a signé la feuille des comptes et de la publication ; sinon, tu travailles avec le compte du programme et ta part d’auteur reste dans le README. Et n’oublie pas : dans deux semaines, on enregistre des voix ; ta famille doit signer la feuille.

Ceci est un plan : l’Unité n’a pas encore eu lieu.

Un apprentissage IA complet conçu par des éducateurs·rices, pour des éducateurs·rices. De la sensibilisation à la maîtrise.