Scénario 09 sur 16

On pose des questions sur l'affaire

La situation

Dans votre établissement, un signalement grave visant un membre du personnel fait l'objet d'une enquête, et il a déjà été transmis aux autorités compétentes. Ce matin, l'histoire s'est réveillée dans un espace numérique local, avec des détails à moitié exacts et le nom de l'établissement. En milieu de matinée, vous avez trois demandes sur votre bureau : un journaliste qui appelle « pour confirmer la version et donner un droit de réponse » ; un père d'élève de la classe concernée qui exige de savoir « qui est la personne mise en cause et qui est l'élève, parce que nous y avons droit » ; et le groupe WhatsApp des familles, où circulent déjà deux noms — dont l'un, vous le savez, est erroné. L'équipe enseignante est inquiète et quelqu'un suggère « de tout clarifier d'un coup pour que les rumeurs cessent ». Vous devez décider ce qui se dit, qui le dit et ce que l'on protège.

Que feriez-vous ?

◆ Le commentaire de chaque voie est généré par IA à partir du cadre légal de cette section, dont les textes officiels sont en espagnol. Il oriente : vérifiez toujours l’article dans le cadre légal.

Pour la personne qui anime

Notes de l’animateur

Ici, la loi répartit les rôles avec clarté, et la direction gagne en sérénité à les connaître. Le Código de Ética (le Code d'éthique du MINERD, le ministère dominicain de l'Éducation) interdit aux enseignants et aux membres de la direction de s'exprimer devant la presse sur des cas de harcèlement, d'abus, de viol ou d'inceste : la prise de parole revient aux instances de communication de la direction régionale ou à Orientación y Psicología (accompagnement et psychologie) (Art. 14, Orden Departamental 22/2023) ; les signalements sont confidentiels (Art. 40, Orden Departamental 22/2023) et, lorsque les faits ont une connotation d'infraction, l'investigation reste entre les mains des autorités tandis que l'établissement en assure le suivi (Art. 48, Orden Departamental 22/2023). Sur l'élève pèse en outre la couche pénale : divulguer l'image ou les données d'un enfant ou d'un adolescent d'une manière qui l'affecte ou le stigmatise est une infraction (Art. 186, Ley 74-25), et son identité est expressément protégée (Art. 12, Ley 136-03). L'option a est le circuit complet. La d peut la compléter si la direction régionale valide le texte : informer qu'une procédure est en cours sans identifier personne relève d'une transparence légitime. L'option b, même animée d'une bonne intention, conduit la direction à faire exactement ce que la norme lui interdit ; la c transforme la confidentialité en un secret partagé avec trente familles — et les deux noms qui circulent déjà montrent ce qui se passe ensuite. Protéger les identités protège aussi celui qui a été désigné à tort. Question pour le groupe : que pouvons-nous toujours dire — procédure activée, autorités saisies, personnes protégées — et que ne dirons-nous jamais ?

Le commentaire de l’équipe

Deux regards sur ce scénario

Español — La version espagnole est le texte de référence : c’est sur elle qu’a porté la vérification juridique décrite dans le rapport d’audit.

Créé par aiLearning.global sous la supervision de Carlos Miranda Levy et des équipes Humain + IA de CEMI.ai — Collectively Enhanced Multiple Intelligence.

aiLearning.global CEMI.ai

Rapport d’audit — la revue juridique indépendante de ce matériel, avec les erreurs trouvées et corrigées (page en espagnol).

Un apprentissage IA complet conçu par des éducateurs·rices, pour des éducateurs·rices. De la sensibilisation à la maîtrise.