La situation
Vous partagez la même vacation qu'un collègue apprécié des élèves. Ces dernières semaines, vous avez remarqué des choses qui, prises isolément, sembleraient insignifiantes : vous trouvez toujours la même élève de troisième année du secondaire seule dans sa salle pendant la récréation ; il lui a apporté un cadeau « pour ses bonnes notes » ; et un autre élève commente, en riant, que « le prof lui écrit en privé ». Hier, vous les avez vus sortir ensemble de l'établissement à la fin de la journée, en discutant jusqu'au coin de la rue. Vous n'avez vu aucun contact physique et vous n'avez la certitude de rien d'inconvenant. Le collègue a quinze ans de service et une réputation irréprochable. Vous vous demandez si vous êtes en train de voir un excès de familiarité ou le début de quelque chose de plus grave.
◆ Le commentaire de chaque voie est généré par IA à partir du cadre légal de cette section, dont les textes officiels sont en espagnol. Il oriente : vérifiez toujours l’article dans le cadre légal.
Pour la personne qui anime
Notes de l’animateur
Ce qu'il convient de fixer d'abord : chacun des comportements observés est déjà encadré, sans qu'il soit nécessaire de prouver une intention. Le Código de Ética limite la relation enseignant-élève à ce qui est académique et formatif, interdit les cadeaux, les rencontres hors des horaires et des espaces scolaires et la communication numérique individuelle avec les élèves (Arts. 10 et 13, Orden Departamental 22/2023). Ce cadre existe parce que la loi pénale traite la relation d'autorité et de confiance comme une circonstance aggravante lorsque la ligne est franchie : dans l'agression sexuelle, l'abus de l'autorité ou de la confiance pèse (Art. 134, Ley 74-25), et le harcèlement sexuel en contexte académique est aggravé (Art. 145, Ley 74-25). L'option b est le circuit institutionnel correct : la Ley 136-03 oblige à agir dès la connaissance « ou le soupçon » et protège celui qui signale de bonne foi (Art. 14, Ley 136-03), tandis que s'abstenir de dénoncer peut être une infraction (Art. 327, Ley 74-25). L'option a peut être un complément collégial légitime face à des pratiques limites, mais elle ne remplace pas le signalement si le soupçon persiste. L'option c confond prudence et silence : signaler n'est pas accuser, c'est demander que l'instance compétente regarde. L'option d fait porter à l'élève la responsabilité de se protéger seule. Question pour le groupe : pourquoi les règles de contact — en groupe, en public, documenté — protègent-elles aussi l'enseignant innocent ?
Le commentaire de l’équipe
Deux regards sur ce scénario
Español — La version espagnole est le texte de référence : c’est sur elle qu’a porté la vérification juridique décrite dans le rapport d’audit.
Rapport d’audit — la revue juridique indépendante de ce matériel, avec les erreurs trouvées et corrigées (page en espagnol).
Un apprentissage IA complet conçu par des éducateurs·rices, pour des éducateurs·rices. De la sensibilisation à la maîtrise.