Scénario 01 sur 16

« Je vous raconte quelque chose si vous ne le dites à personne »

La situation

À la fin du cours, une élève de cinquième année du primaire s'attarde à ranger ses affaires plus lentement que d'habitude. Quand la salle se vide, elle s'approche de votre bureau et vous dit à voix basse : « Je peux vous raconter quelque chose si vous me promettez de ne le dire à personne ? ». Vous acquiescez avec précaution et elle vous raconte que chez elle « les choses vont mal », qu'un adulte du foyer « devient violent » quand il rentre le soir et qu'elle a peur de rentrer aujourd'hui. Elle ne donne pas plus de détails et vous supplie de ne pas appeler sa famille. La sonnerie du bloc suivant est sur le point de retentir. Vous êtes la première personne adulte à qui elle le raconte.

Que feriez-vous ?

◆ Le commentaire de chaque voie est généré par IA à partir du cadre légal de cette section, dont les textes officiels sont en espagnol. Il oriente : vérifiez toujours l’article dans le cadre légal.

Pour la personne qui anime

Notes de l’animateur

La loi protège d'abord l'élève et, aussitôt après, celle ou celui qui l'écoute. Tout enseignant, du public comme du privé, qui a connaissance « ou soupçon » d'une situation d'abus est tenu de la dénoncer, et il demeure « exempt de responsabilité pénale et civile » pour l'information qu'il donne de bonne foi (Art. 14, Ley 136-03). Se taire relève de la couche inverse : omettre d'informer des mauvais traitements infligés à un enfant ou à un adolescent est une infraction (Art. 325, Ley 74-25), et même le secret professionnel n'y fait pas obstacle (Art. 196, Ley 74-25). La violence au foyer qu'elle décrit peut constituer une violence intrafamiliale (Art. 124, Ley 74-25). L'option a est le circuit protecteur : écouter sans enquêter, ne pas promettre ce qui ne peut pas être tenu et activer le canal interne ; le Código de Ética (le Code d'éthique du MINERD, le ministère dominicain de l'Éducation) ordonne de transmettre les cas d'abus au Ministerio Público (le parquet) ou à CONANI (l'organisme national de protection de l'enfance) dans un délai maximal de 24 heures (Art. 42, Orden Departamental 22/2023). L'option b naît de l'affection, mais la confidentialité absolue est une promesse intenable qui laisse la fillette seule face au risque. Les options c et d sont des erreurs fréquentes : interroger contamine le récit dont le recueil revient aux spécialistes, et appeler la famille peut l'exposer précisément à celui qui lui fait peur. Question pour le groupe : quels mots exacts emploierions-nous pour ne pas promettre le silence sans fermer la porte de la confiance ?

Le commentaire de l’équipe

Deux regards sur ce scénario

Español — La version espagnole est le texte de référence : c’est sur elle qu’a porté la vérification juridique décrite dans le rapport d’audit.

Créé par aiLearning.global sous la supervision de Carlos Miranda Levy et des équipes Humain + IA de CEMI.ai — Collectively Enhanced Multiple Intelligence.

aiLearning.global CEMI.ai

Rapport d’audit — la revue juridique indépendante de ce matériel, avec les erreurs trouvées et corrigées (page en espagnol).

Un apprentissage IA complet conçu par des éducateurs·rices, pour des éducateurs·rices. De la sensibilisation à la maîtrise.