Scénario 11 sur 16

L'école qui tient dans un téléphone

La situation

En préparant l'accréditation annuelle, l'Equipo de Gestión (l'équipe de direction) de votre établissement dresse un inventaire tout simple : où vivent les informations concernant les élèves ? Le résultat surprend tout le monde. Les listes de noms, d'adresses et de numéros de téléphone des familles se trouvent sur les téléphones personnels de chaque enseignant, transférées par WhatsApp depuis le secrétariat. Les photos des activités — des centaines, avec des visages d'élèves — sont conservées dans les galeries personnelles de ceux qui les ont prises, et certaines ont été publiées sur des comptes personnels d'enseignants. Un professeur parti l'an dernier conserve, vraisemblablement, tous ces fichiers. Il n'existe aucun consentement des familles pour l'usage des images, ni aucun protocole disant ce qui est conservé, où, qui y accède et ce qui est effacé quand quelqu'un s'en va. Rien de tout cela n'a été fait avec une mauvaise intention. Tout fonctionne — jusqu'au jour où quelque chose échouera.

Que feriez-vous ?

◆ Le commentaire de chaque voie est généré par IA à partir du cadre légal de cette section, dont les textes officiels sont en espagnol. Il oriente : vérifiez toujours l’article dans le cadre légal.

Pour la personne qui anime

Notes de l’animateur

L'inventaire qu'a réalisé cet établissement est le premier pas que presque personne ne fait, et ce qu'il a trouvé porte un nom juridique. Collecter, conserver ou divulguer les données personnelles d'autrui par des procédés automatisés, de manière intentionnelle et sans son consentement, est une infraction, et la forme non intentionnelle, par imprudence, est sanctionnée par une amende (Art. 198 et Párrafo I, Ley 74-25) ; la personne morale peut elle aussi répondre, dans les conditions des Arts. 8 à 11, dont l'entrée en vigueur est différée (Art. 199, Ley 74-25 ; Art. 31, Ley 44-26). La pratique que décrit cet établissement n'est pas, à elle seule, cette infraction — l'élément intentionnel fait défaut — ; ce qu'elle fait, c'est laisser l'établissement et chaque enseignant à un seul incident de le devenir. Divulguer l'image d'un enfant ou d'un adolescent d'une manière qui l'affecte ou le stigmatise est une atteinte aggravée à l'intimité (Art. 186, Ley 74-25) ; l'image et l'identité de l'élève sont des droits protégés (Art. 12, Ley 136-03) ; et le Código de Ética (le Code d'éthique du MINERD, le ministère dominicain de l'Éducation) interdit déjà d'utiliser les réseaux sociaux et les outils technologiques à une finalité autre que la formation académique (Art. 10 b, Orden Departamental 22/2023) et impose qu'à des fins formatives, le personnel n'entre pas en relation avec un élève de manière individuelle, mais lors de rencontres collectives ou en présence de ses tuteurs (Art. 13 b, Orden Departamental 22/2023). Que l'information vive en outre sur un canal institutionnel et non sur le téléphone de chacun est une bonne pratique que l'établissement doit adopter, et non une obligation expresse de cette norme. L'option a est la réponse institutionnelle complète : elle transforme une culture de bonne foi en un système doté de règles — et la d en est, en réalité, le premier chapitre urgent, parce que les fichiers hors de l'établissement sont le risque le plus vif. L'option b protège en arrêtant tout, mais l'interdiction indiscriminée dure peu : sans solution institutionnelle de remplacement, la pratique informelle revient en quelques semaines. L'option c est la plus tentante et la plus fragile : « personne ne s'est plaint » n'est pas un protocole, et la circulaire sans système reporte le risque sur le jugement individuel de chaque enseignant. Question pour le groupe : si demain une famille demandait toutes les photos et toutes les données que l'établissement détient sur son enfant, pourrions-nous lui répondre — et dans combien de téléphones faudrait-il chercher ?

Le commentaire de l’équipe

Deux regards sur ce scénario

Español — La version espagnole est le texte de référence : c’est sur elle qu’a porté la vérification juridique décrite dans le rapport d’audit.

Créé par aiLearning.global sous la supervision de Carlos Miranda Levy et des équipes Humain + IA de CEMI.ai — Collectively Enhanced Multiple Intelligence.

aiLearning.global CEMI.ai

Rapport d’audit — la revue juridique indépendante de ce matériel, avec les erreurs trouvées et corrigées (page en espagnol).

Un apprentissage IA complet conçu par des éducateurs·rices, pour des éducateurs·rices. De la sensibilisation à la maîtrise.