Scénario 05 sur 16

Les marques du lundi

La situation

Un élève de troisième année du primaire arrive le lundi avec un hématome visible à l'avant-bras et un autre près du cou. Au moment de se changer pour l'éducation physique, le professeur de la discipline remarque d'autres marques dans le dos et vous en parle, à vous qui êtes son enseignante titulaire. Quand vous lui demandez avec douceur comment il va, l'enfant répond vite : « je suis tombé de vélo », et change de sujet. Ce n'est pas la première fois : il y a un mois, il est venu avec une lèvre enflée et la même explication brève. L'enfant est silencieux, appliqué, et son assiduité est régulière. Vous n'avez rien vu au foyer et vous n'avez aucun moyen de savoir ce qui s'est passé. Vous n'avez que ce que vous voyez, ce que le collègue vous a rapporté et l'impression persistante que quelque chose ne colle pas.

Que feriez-vous ?

◆ Le commentaire de chaque voie est généré par IA à partir du cadre légal de cette section, dont les textes officiels sont en espagnol. Il oriente : vérifiez toujours l’article dans le cadre légal.

Pour la personne qui anime

Notes de l’animateur

Le mot clé de ce scénario se trouve dans la loi : « soupçon ». L'obligation de dénoncer qui pèse sur les professionnels de la pédagogie n'exige ni certitude ni preuves ; elle naît de la connaissance ou du soupçon d'une situation d'abus, et celui qui signale de bonne foi demeure exempt de responsabilité pénale et civile (Art. 14, Ley 136-03). La couche pénale regarde le silence : omettre d'informer les autorités des mauvais traitements infligés à un enfant ou à un adolescent est une infraction (Art. 325, Ley 74-25), et le secret professionnel ne l'excuse pas (Art. 196, Ley 74-25). L'option a est le comportement protégé : décrire des faits observables, sans diagnostic ni accusation, et activer le canal le jour même — le Código de Ética (le Code d'éthique du MINERD, le ministère dominicain de l'Éducation) fixe un maximum de 24 heures pour transmettre les cas d'abus au Ministerio Público (le parquet) ou à CONANI (l'organisme national de protection de l'enfance) (Art. 42, Orden Departamental 22/2023), et en cas de risque ou de menace pour la vie d'un membre de la communauté éducative, l'Ordenanza impose des mesures de protection et une notification au district avant 48 heures (Art. 27 Párrafo I, Ordenanza 05-2023). L'option b décrit un registre précieux, mais elle pose la certitude comme une condition que la loi n'a jamais posée : chaque semaine d'attente est un risque pour l'enfant. Les options c et d sont les pièges classiques : confronter la famille peut exposer l'enfant à son agresseur possible, et le pousser à parler contamine un récit dont le recueil revient à des spécialistes. L'enseignant signale des signaux ; il n'enquête pas. Question pour le groupe : quelle différence y a-t-il entre décrire ce que nous avons vu et affirmer ce que nous croyons qu'il s'est passé ?

Le commentaire de l’équipe

Deux regards sur ce scénario

Español — La version espagnole est le texte de référence : c’est sur elle qu’a porté la vérification juridique décrite dans le rapport d’audit.

Créé par aiLearning.global sous la supervision de Carlos Miranda Levy et des équipes Humain + IA de CEMI.ai — Collectively Enhanced Multiple Intelligence.

aiLearning.global CEMI.ai

Rapport d’audit — la revue juridique indépendante de ce matériel, avec les erreurs trouvées et corrigées (page en espagnol).

Un apprentissage IA complet conçu par des éducateurs·rices, pour des éducateurs·rices. De la sensibilisation à la maîtrise.